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Rédigé par Juliette S. - À jour le 21/07/2022

Rapport du GIEC : un constat alarmant sur l'avenir de la planète

Le 4 avril 2022, les experts du GIEC ont rendu public le troisième et dernier volet de leur 6ème rapport d’évaluation. Ce nouveau texte confirme l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique. Car dans un avenir proche, quelques dizaines d’années, les conséquences pourraient bien être irréversibles et vivre sur notre planète terre devenir de plus en plus compliqué. Montée du niveau de la mer, températures extrêmes, vagues de chaleur, disparitions d’écosystèmes ou encore fonte des glaces… Certains retours en arrière sont déjà impossibles. Mais si le temps presse, il est encore possible d’agir. Monexpert vous en dit plus.

Rapport du GIEC : un constat alarmant

Comme dans leurs autres rapports, les experts du GIEC se sont montrés alarmants sur la situation de la planète et le changement climatique qui la touche. Depuis des années, des avertissements sont lancés mais rien n’a été suffisamment fait pour les choses changent durablement.

Des températures qui augmentent 

Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre (GES) n’ont pas du tout diminué. Elles sont même en hausse : +54% par rapport à 1990 et + 12% qu’en 2010. La température augmente, elle aussi. Maintenir les objectifs de l’Accord de Paris, qui prévoient notamment une limitation de la hausse des températures à 1,5°C, semble difficile. Selon les experts, une telle hausse des températures pourrait être atteinte d’ici 10 à 25 ans. Même une limitation de la hausse à 2°C demanderait d’importants efforts, avec une limitation drastique des émissions de GES.

Une répartition inégale des émissions de CO2

Le GIEC a par ailleurs pointé la contribution inégale des pays dans ce réchauffement climatique. L’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande auraient contribués à 43% des émissions de carbone historiques cumulées entre 1850-2019. Bien loin des 11% émis par l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, qui comptent pourtant près des 2/3 de la population mondiale.

Quelles solutions face au réchauffement climatique ?

« Nous sommes à la croisée des chemins. Nos décisions peuvent assurer un avenir vivable » a assuré Hoesung Lee, le président du GIEC, ajoutant : « nous disposons des outils et du savoir-faire nécessaires pour limiter le réchauffement ». Tout n’est pas perdu donc

1. Réduire l’utilisation des énergies fossiles

Si les États veulent vraiment limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, d’importants efforts devront être faits. Cela passera notamment par une réduction drastique des émissions annuelles de CO2 d’ici 2030, au moins 48%.

Même constat pour les émissions de méthane, qui devront être réduites d’un tiers d’ici 2030 également et divisées par deux d’ici 2050. Pour atteindre de tels objectifs, les experts du GIEC préconisent la réduction drastique de l’utilisation des combustibles fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz.

2. Encourager l’utilisation des énergies renouvelables

Un des leviers pour remplacer ces énergies fossiles est l’utilisation des énergies renouvelables, qui permettent de réduire les émissions de CO2. Et selon les experts, le système énergétique a été transformé dans le bon sens ces dernières années, notamment via la baisse du coût de plusieurs énergies bas-carbone, comme l’énergie solaire, éolienne ou encore les batteries lithium. Une baisse des coûts se traduit par une démocratisation et un encouragement pour les ménages à se lancer dans la rénovation énergétique. 

« Bien que des défis opérationnels, technologiques, économiques, réglementaires et sociaux subsistent, des solutions pour intégrer une part importante des énergies renouvelables dans le système énergétique ont émergé » ont indiqué les experts dans leur rapport.

💡 À noter :

Le GIEC encourage également la construction de bâtiments zéro énergie, notamment dans les villes. Ceux-ci ont une consommation nulle, dans le sens où ils ne consomment que l’énergie renouvelable qu’ils produisent. Les particuliers peuvent eux aussi s’engager dans la construction d’une maison à énergie positive.

Agir à son échelle

La lutte contre le changement climatique et le réchauffement de la planète est l’affaire de tous. Concrètement, cela passe par des travaux de rénovation énergétique.

Isoler son logement  

Comme les fuites d'eau pèsent sur une facture d'eau, les fuites de chaleur font gonfler la facture de chauffage. Et, elles pèsent aussi sur la planète. Pour réduire son empreinte carbone, il faut donc commencer par isoler sa maison. 

En isolant les combles et les murs, on peut empêcher plus de 50 % des déperditions thermiques. C'est aussi un moyen de réduire la facture de chauffage !

Changer son système de chauffage et opter pour des énergies renouvelables

Le fioul et le gaz présentent une empreinte carbone importante. A titre d'exemple, le fioul émet environ 300 g de CO2 pour 1 kWh de chaleur produite.

A l'inverse, le chauffage au bois est beaucoup plus vertueux. Il est neutre en carbone puisque le CO2 émis par la combustion du bois est compensé par le CO2 séquestré lors du processus de photosynthèse.

En outre pour les ménages, c'est l'occasion de faire des économies d'énergie. En 2016, l'Ademe estimait que la facture moyenne de fioul à l'année était de 1 927 € contre 811 € pour le bois. 

💸 MaPrimeRénov' : 1 000 € supplémentaires au 15 avril

Afin de limiter la dépendance de la France aux énergies fossiles, le gouvernement a choisi de rehausser les aides à rénovation énergétique. A ce titre, le barème de MaPrimeRénov' est relevé de 1 000 € dans le cadre d'un changement de chaudière à gaz ou à fioul. Cette aide est cumulable avec la Prime Énergie Monexpert.

Demander ma prime

📋 En résumé :

  • Agir pour le climat devient pressant, selon le dernier rapport des experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publié le 4 avril 2022.
  • Une situation alarmante, qui nécessite des actions fortes et rapides. Cela passe notamment par une diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) et un abandon des énergies fossiles, au profit des énergies renouvelables.
  • Mener des actions à son échelle est possible. Cela passe notamment par la rénovation énergétique de son habitation. Isolation, utilisation d’un système de chauffage plus propre… Les particuliers ont également leur part à jouer.
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Questions fréquentes

Qu’est ce que le GIEC ?

Le GIEC est l’acronyme de « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ». Il a été créé en 1988 par deux institutions des Nations Unies : l’OMM (Organisation météorologique mondiale) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement). 195 pays sont membres de cette organisation à travers le monde. Le GIEC évalue notamment le changement climatique et produit des rapports, grâce à ses résultats. Cinq rapports ont été publiés entre 1990 et 2014. Le sixième rapport a été publié entre 2021 et 2022.

Non, mais cela est fortement conseillé pour plusieurs raisons : 

  • limiter l'empreinte carbone de la France et lutter contre le réchauffement climatique ; 
  • limiter la dépendance aux produits pétroliers russes 
  • réduire sa facture d'énergie puisque le prix des hydrocarbures est très volatils. 

Pour inciter les ménages à changer d'équipement de chauffage, les ménages peuvent se tourner vers des aides comme MaPrimeRénov' ou la Prime Énergie Monexpert. Ces aides sont modulées en fonction des revenus du ménages. Elles peuvent prendre en charge jusqu'à 90% du chantier. 

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À propos de l'auteur : Juliette S.

Journaliste de formation, j'ai découvert la rénovation énergétique après avoir fait l’acquisition de la maison de famille et m’être frottée aux différentes aides à la rénovation énergétique. Je suis désormais incollable et j'aime partager mon savoir pour expliquer de manière simple ce que sont les travaux de rénovation.

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