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systeme de chaudiere
Rédigé par Juliette S. - À jour le 15/09/2020

Chaudière à gaz : tout savoir pour bien se chauffer !

Le gaz reste une énergie relativement abordable. En effet, le prix du kWh de gaz est deux à trois fois moins cher que le prix du kWh d’électricité. C’est probablement la raison pour laquelle 42 % (1) des ménages français se chauffent grâce à une chaudière à gaz. Comment fonctionnent ces appareils ? Quels sont les différents types de chaudières ? Quelles aides pour financer l’achat d’un système de chauffage au gaz ? Monexpert fait le point.

Comment fonctionne une chaudière à gaz ?

La chaudière à gaz est le moteur du chauffage central d’un logement. Il en existe plusieurs modèles. Le principe de fonctionnement varie peu d’un modèle à l’autre. Le fonctionnement de la chaudière classique se présente ainsi : 

  1. Le gaz de réseau ou contenu dans un réservoir (citerne de propane ou de butane) passe par un brûleur ce qui entraîne une combustion ; 
  2. Cette combustion est alors utilisée pour chauffer de l’eau à une température de 60-80° ; 
  3. Une fois réchauffée, celle-ci passe alors dans le circuit de chauffage pour arriver jusqu’aux radiateurs ou à un plancher chauffant et distribuer ainsi la chaleur dans votre logement ; 
  4. Les fumées produites par la combustion sont ensuite expulsées vers l’extérieur de votre logement grâce à une ventouse ou une cheminée. 

On décrit ici une chaudière à gaz classique, les modèles standards. Cela étant, la majorité de ces modèles sont aujourd’hui obsolètes. En effet, leur rendement saisonnier ou efficacité énergétique saisonnière (ETAS) se situe aux alentours de 75%. Or à l’heure actuelle pour être mises sur le marché, les chaudières doivent présenter un rendement supérieur ou égal à 90%.

Le rendement de la chaudière permet de mesurer les performances de l’appareil. Comme l’explique Engie, il met en lumière « la différence entre la quantité d'énergie combustible (gaz, fioul, charbon…) utilisée et la quantité d'énergie produite à des fins de chauffage ou de production d'eau chaude. ». Plus le rendement est élevé, moins la chaudière est énergivore. 

Les différents modèles de chaudières à gaz

En plus des modèles classiques, il existe aujourd’hui différents types de technologies de chaudières à gaz. Découvrons-les ensemble.

1. La chaudière basse température : un rendement entre 75 et 80 %

La chaudière basse température fonctionne sur le même principe qu’une chaudière classique. Simplement, au lieu de chauffer l’eau à plus de 60°C, elle se limite à la porter à 50°C. Ce faisant, elle consomme moins de combustible. 

Si ces modèles ont pu séduire les consommateurs, il y a quelques années, ils sont aujourd’hui eux aussi jugés trop polluants. En effet, leur rendement oscille entre 75% et 80%.

2. La chaudière gaz à condensation : un rendement supérieur à 100%

Ce modèle récupère la chaleur contenue dans ses fumées. Elle limite ainsi la consommation de combustible et réduit les émissions polluantes. Aujourd'hui ces chaudières à très haute performance énergétique sont parmi les plus efficaces du marché.

Certains appareils ont d’ailleurs un rendement supérieur à 100 %. Ainsi, elles consomment moins de combustible qu’elles ne produisent d’énergie

3. La chaudière à micro-cogénération : rendement supérieur à 100% et production d'électricité

Elle fonctionne sur le même principe que la chaudière à condensation. Elle a l’avantage de produire de l’électricité en récupérant la chaleur de la combustion du gaz.

4. La chaudière hybride : chaudière et pompe à chaleur

Il s’agit d’un dispositif couplée d’une pompe à chaleur (PAC). La chaudière (à condensation, là aussi) complète l’action de la pompe lorsque les températures sont particulièrement basses ou lorsque vos besoins en eau chaude sanitaire sont conséquents.

En effet, la chaudière à gaz peut servir à d’autres fins que le chauffage. En effet, on peut l’utiliser pour la production d’eau chaude sanitaire d’un logement. A ce moment-là, on parle de chaudière mixte.

Quel prix pour une chaudière à gaz ? Quel budget prévoir ?

S’équiper d’une chaudière à gaz représente bien souvent des frais importants pour un ménage. Il faudra compter 2.500 € HT hors pose pour s’équiper pour les modèles à bas prix. Mais, cela peut vite grimper ! En effet, en comptant l’achat de l’appareil et l’installation, cela peut coûter jusqu’à 15.000 €.   

Pour s’assurer de la bonne qualité des travaux, il est impératif de faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette certification permet de garantir la qualité et la sécurité de votre installation. Une chaudière installée dans les normes présente de nombreux avantages : plus de sécurité, plus de performance, plus de confort, mais aussi plus d’économies d’énergie.

L’entretien d’une chaudière à gaz

L’entretien de la chaudière fait partie des obligations légales des ménages en France. Il vise à prévenir le risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Il s’agit là d’un enjeu de santé publique. En effet, comme le rappelle le gouvernement « Le monoxyde de carbone (CO) se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure ».

D’autre part, cette visite permet de mettre en lumière les dysfonctionnements de l’appareil et de les régler. Ce faisant vous pouvez :

  • Limiter les risques de pannes ;
  • Augmenter la durée de vie de l’appareil ;
  • Améliorer les performances de votre chaudière ;
  • Diminuez la pollution de votre équipement de chauffage
  • Réduire sa consommation de combustible ;
  • Diminuer votre facture d’énergie jusqu’à 12 %(2).

Bien entretenir sa chaudière à gaz

La révision d’une chaudière à gaz dure un peu plus d’une heure. Au cours de sa visite, le professionnel réalise notamment : 

  1. Un nettoyage de différentes pièces de la chaudière, telles que le corps de chauffe ou le brûleur.
  2. Des opérations de contrôle pour tester la performance énergétique et le bon fonctionnement de votre système de chauffage. Il évalue notamment les dispositifs de sécurité, les systèmes de régulation, l’étanchéité ou encore le contrôle de la température de l’appareil.
  3. Des réglages qui permettent d’optimiser le fonctionnement de votre chaudière à gaz et d’améliorer ses performances énergétiques.
  4. Si votre chaudière n’est pas étanche, le professionnel mesure aussi le taux de monoxyde de carbone dans la pièce où se trouve la chaudière. Cette étape permet d’assurer que votre appareil ne présente aucun danger pour votre sécurité.
  5. À la suite de l’entretien, le professionnel vous remet une attestation avec les points vérifiés et modifiés lors de son passage, des informations sur le rendement de l’appareil, son niveau d’émission de polluants ainsi que des conseils pour bien l’utiliser.

Bon à savoir : Il convient de conserver précieusement cette attestation. Ce document peut vous être demandé par votre propriétaire ou par votre assurance, en cas de sinistre.

Quel prix pour l’entretien d’une chaudière à gaz ?

Le prix de l’entretien d’une chaudière à gaz est variable et se situe généralement entre 80 et 200 €. 

En effet, vous pouvez réaliser un entretien annuel simple, chaque année, ou opter pour un contrat d’entretien qui peut inclure d’autres prestations : dépannage en moins de 24 heures, changement de pièces inclus, intervention le week-end… 

    A noter : Si votre logement a plus de deux ans, un taux de TVA réduit est appliqué lors du contrôle de votre chaudière à gaz.

    Quand réaliser l’entretien de ma chaudière ? 

    Il n’y a pas de saison spécifique à laquelle réaliser la visite annuelle. Cela étant, il est conseillé de le faire au printemps, juste après la période de chauffe ou à l’automne, juste avant de relancer le chauffage.

    Locataire ou propriétaire : qui assure l’entretien de votre chaudière ?

    La plupart du temps, c’est bien le locataire qui doit se charger de l’entretien annuel de la chaudière. En effet, en tant que locataire, vous devez assurer l’entretien courant de votre habitation et cela inclut donc la révision de votre système de chauffage. Cependant, le contrat de bail peut stipuler que cette obligation soit à la charge du propriétaire. Il convient donc de bien vérifier cette information sur votre contrat de location. 

    Dans le cas d’un chauffage au gaz collectif, c’est le syndicat de copropriété ou le bailleur de l’immeuble qui est à l’initiative de cet entretien annuel.

    Le ramonage de votre conduit de fumée

    En plus de la visite, si votre chaudière évacue les fumées de combustion par le biais d’une cheminée, cette dernière doit obligatoirement faire l’objet d’un ramonage au moins une fois par an

    Cette obligation concerne les systèmes de chauffage au gaz (sauf pour les chaudières étanches à ventouse), au fioul ou au bois. Au cours du ramonage du conduit d’évacuation, le professionnel vérifie que ce dernier n’est pas obstrué et que son étanchéité est optimale.

    Quelles aides financières pour l’achat de votre chaudière à gaz ?

    On l’a dit, s’équiper peut coûter cher. C’est pourquoi, l’achat d’une chaudière à gaz performante avec des émissions polluantes limitées vous permet de bénéficier de certaines aides de l’État. 

    Pour pouvoir bénéficier de ces différentes aides financières, vous devez obligatoirement faire installer votre nouvel équipement par un professionnel RGE et choisir un appareil qui répond à certains critères de performance.

    L’achat d’une chaudière à gaz performante avec des émissions polluantes limitées vous permet de bénéficier de certaines aides de l’État. 

    La Prime Énergie Monexpert, jusqu’à 4.000 €

    La Prime Énergie a été lancée dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE). Il s’agit d’une aide allant jusqu’à 4.000 €, vous permettant d’entamer des travaux de rénovation thermique et d’isolation. Tous les ménages peuvent y prétendre à condition que les travaux soient effectués : 

    • Dans une résidence principale ;
    • Construite depuis plus de 2 ans ; 
    • Sur le territoire français.  

    Le montant de la prime varie en fonction du chantier à mener et des revenus du ménage. Pour estimer sa prime, il est possible de faire une simulation.  

    MaPrimeRénov’, jusqu’à 1.200 € pour une chaudière

    D’abord réservée aux foyers modestes, en octobre 2020, MaPrimeRenov’ est « devenue « accessible à l’ensemble des propriétaires, quels que soient leurs revenus, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location ». C’est ce qu’a fait savoir Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement

    Cette aide remplace le Crédit d'Impôt sur la Transition Energétique (CITE). Il s’agit d’une aide forfaitaire basée sur un barème prenant en compte : 

    • Le revenu des ménages ; 
    • Les économies d’énergie engagées par les travaux. 

    Concernant les chaudières, elle peut monter jusqu’à 1.200 € pour l’achat et la pose d’un modèle à haute performance énergétique.

    L’éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ)

    L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est un crédit à taux zéro octroyé par les banques. Comme l’explique le site du service public,  il « permet de financer des travaux de rénovation énergétique des logements. Le montant maximal de l'éco-PTZ est compris entre 7 000 € et 30 000 € selon les travaux financés. »

    Disponible sans condition de ressources, il peut être remboursé sur 15 ans. Pour le demander, les ménages doivent se tourner vers une banque ayant signé une convention avec l'État.

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      À propos de l'auteur : Juliette S.

      Journaliste de formation, j'ai découvert la rénovation énergétique après avoir fait l’acquisition de la maison de famille et m’être frottée aux différentes aides à la rénovation énergétique. Je suis désormais incollable et j'aime partager mon savoir pour expliquer de manière simple ce que sont les travaux de rénovation.