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classe GES
Rédigé par Matthieu H. - À jour le 19/07/2021

Qu'est-ce que la classe GES & comment est-elle calculée ?

Les classes gaz à effet de serre (GES), ou classes GES sont présentes sur le diagnostic de performance énergétique (DPE). Anciennement présente sur l'étiquette climat, elles sont prises en compte dans le calcul de la nouvelle étiquette unique mise en place après la réforme du DPE au 1er juillet. Elle permette de mesurer l’empreinte carbone des logements. Il n’est pas toujours évident de comprendre comment ils sont calculés, ni à quoi ils correspondent. Pourtant comprendre les classes GES est indispensable pour les propriétaires qui veulent améliorer les performances énergétiques de leur logement. Monexpert vous explique tout ce qu'il faut savoir sur les classes énergétiques. 

Les classes GES : qu’est-ce que c’est ?

La classe GES c’est une « note » qui est attribuée à un logement, après le calcul quantitatif de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Le GES est exprimé en kg eq CO2/m2.an. La classe GES dépend donc du poids « d’équivalent CO2 » émis chaque année par le logement.

Ce poids varie beaucoup d’une habitation à une autre. Il dépend de plusieurs facteurs, dont 3 principaux : 

La publication d’une étiquette mentionnant la classe GES est une obligation légale depuis le 1er janvier 2011. Le classement GES du diagnostic de performance énergétique (DPE) doit nécessairement être indiqué dans les annonces de vente d’un logement, de construction, de rénovation, d’agrandissement, de location ou d’achat sur plan. 

Comment se calcule la classe GES ?

Pour calculer la classe GES d’un logement, il faut donc prendre en compte :

  • la quantité annuelle d’énergie consommée pour le chauffage, 
  • la quantité annuelle d’énergie consommé pour la production d’eau chaude sanitaire, 
  • celle consommée pour le refroidissement du logement (notamment l’utilisation d’une climatisation).

Le résultat de ce calcul des émissions de GES est exprimé en kilogramme équivalent CO2. Selon le poids annuel de CO2 qu’émet le logement, il sera classé de A à G, selon ses performances énergétiques.

Quelles sont les différentes classes GES ?

Il existe 7 échelons pour classer les émissions de GES d’un logement du parc immobilier français. 

🟢 Les classes A et B

Les classes A et B regroupent les logements dits « propres » ou « économes ». Ce sont ceux qui utilisent des énergies renouvelables et qui sont dotés d’une bonne isolation, permettant ainsi d’éviter les pertes d’énergie : 
 

  • La Classe A regroupe les logements émettant moins de 5 kg eq CO2/m2.an
  • La Classe B regroupe les logements émettant 6 à 10 kg eq CO2/m2.an ;

 
Au 1er juillet 2021, l’Ademe recense 1 357 750 logements de type A, et 1 680 157 de type B, soit un total de 3 037 907 logements propres en France. 

🟢 La classe C

La Classe C regroupe les logements émettant 11 à 20 kg eq CO2/m2.an. Ces logements sont généralement considérés comme ayant des performances standard. On estime qu’ils ont un impact écologique raisonnable, bien qu’il puisse encore être amélioré.

Le passage aux énergies renouvelables, ou bien certaines rénovations, telles que l’isolation ou le remplacement d’équipements de chauffage, leur permettrait de diminuer encore les émissions de GES. L’Ademe recense 2 236 658 de type C au 1er juillet 2021.

🟢 Les classes D et E

La Classe D regroupe les logements émettant 21 à 35 kg eq CO2/m2.an. De son côté, la Classe E regroupe les logements émettant 36 à 55 kg eq CO2/m2.an

Il s'agit des logements polluants et souvent anciens (datant d’avant 1975) qui nécessitent des rénovations importantes. Des travaux d’isolation des combles, murs, sols, la pose du double vitrage, le remplacement de la chaudière permettent de limiter l’impact carbone de l’habitation.   

🟢 Les classes F et G : les passoires thermiques

La Classe F regroupe les logements émettant 56 à 80 kg eq CO2/m2.an. Plus énergivore et polluante, la Classe G regroupe les logements émettant plus de 80 kg eq CO2/m2.an.

Ce sont les logements très polluants qui sont presque à reconstruire. Également appelées « passoires thermiques », ces habitations sont visées par la loi de transition énergétique. Les propriétaires de tels logements sont dans l’obligation de réaliser des travaux d’amélioration des performances énergétiques, d’ici 2028. 

L’Ademe recense 672 376 logements de type F et 297 057 de type G, soit un total d’encore plus d’un million de logements polluants dans le parc immobilier français !

Quelle est la différence entre la classe GES et le DPE ?

Attention, il ne faut pas confondre la classe GES et le Diagnostic de Performance Energétique (DPE), qui sont différents. Le classe GES est une partie du DPE, mais le DPE ne s’arrête pas au calcul du GES. 
 
Le Diagnostic de Performance Énergétique d’un logement tient aussi compte de la nature des énergies utilisées (fossiles, électricité, ou renouvelable). L’empreinte carbone du logement n’est pas la même selon la provenance de l’énergie. Le photovoltaïque, par exemple, permet d’utiliser une source naturelle et renouvelable d’énergie, donc non polluante. 
 
De même, un logement peut utiliser différents types d’énergie. On peut chauffer la maison et l’eau sanitaire avec une chaudière biomasse, utiliser une climatisation électrique pour l’été et une pompe à chaleur pour la piscine. Tous ces dispositifs ont un impact et un rendement énergétique différent. 
 
Le DPE ne mesure pas uniquement les émissions de GES. Il calcule l’énergie consommée annuellement par le logement en kWh/m2.an, en prenant en compte la source d’énergie. Tout comme pour les classes GES, on distingue ainsi les logements selon des classes allant de A (logements économes) à G (logements énergivores, aussi appelés « passoires thermique »).

Auparavant, il distinguait l'étiquette énergie (la consommation du logement) de l'étiquette climat (les rejets de CO2 du logement). Depuis la réforme du DPE de juillet 2021, il n'y a plus qu'une seule étiquette. 
 
Ces diagnostics ont pour intérêt de mesurer le rapport entre les consommations énergétiques du logement et les GES qu’il produit. Le DPE évalue l’état du bâtiment et les éventuels besoins de travaux. 

Comment réduire ses émissions de gaz à effet de serre ?

Rappelons que le phénomène des GES est totalement naturel, c’est même ce qui a permis à la vie de se développer en réchauffant la planète. On estime que sans les GES, la température à la surface de la Terre serait de l’ordre de -19° ! 

Mais l’activité humaine et particulièrement depuis l’ère industrielle, déséquilibre ce phénomène naturel. Aujourd'hui, l'humanité produit des excédents très importants de GES, ce qui provoque un réchauffement climatique. 

Au niveau du logement, on peut limiter ses émissions de CO2 et optimiser sa consommation énergétique en opérant quelques changements :

  • choisir un fournisseur d’énergies renouvelables ;
  • Installer des panneaux photovoltaïques sur son toit
  • réaliser des travaux de rénovation énergétique pour améliorer l’isolation des combles, sols, murs et plafonds.
  • investir dans un système de chauffage plus performant et moins polluant. 

Rendre sa maison écologique avec les aides à la rénovation thermique 

Si vous souhaitez rendre votre logement plus écologique, vous pouvez entamer des travaux de rénovation thermique. Il existe de nombreuses aides à la rénovation énergétique comme MaPrimeRénov' et la Prime Énergie Monexpert. Elles sont ouvertes à tous les ménages.

📝 En résumé : 

  • Les classes GES sont présentes dans le DPE ; 
  • Elles permettent de rendre compte de l'impact environnemental d'un logement en mesurant ses émissions de gaz à effet de serre ; 
  • Pour rendre votre logement plus vert, vous pouvez entamer des travaux d'isolation et de changement de chauffage ; 
  • Vous pourrez bénéficier d'aides à la rénovation thermique. 
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homme a lunette

À propos de l'auteur : Matthieu H.

Après plusieurs années dans diverses entreprises du BTP, j'ai tout quitté pour me lancer dans l’aventure de Monexpert. Ce fut, pour moi, l’opportunité de transmettre mon savoir-faire et mes connaissances auprès des particuliers.